Publié dans Brèves, EFR s'exprime

Bonheur total en forêt de Fausses-Reposes pour ce premier matin de printemps


Chatoiements de plumes et gazouillements pour un accueil magique ce matin : pic épeiche, mésange, rouge-gorge, pie… , ainsi que le beau chevreuil dont le pelage est encore assez gris.
D’autres émerveillés croisés n’en reviennent pas ; quelques instants de ravissement !



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Tristesse, colère, sidération, chagrin… à Ville d’Avray (92)

Les habitants de Ville d’Avray, les dagovéraniens, ne comprennent pas : la forêt de Fausses-Reposes, dont on leur a dit que l’objectif premier était l’accueil du public et qui est censée être un rempart contre le réchauffement climatique subit en ce moment des coupes qui les bouleversent. Voici quelques photos et un témoignage :

Parcelle 112 troncs de chênes alignés au sol

Réactions d’usagers en colère

« Depuis plusieurs années j’assiste, impuissante, à l’abattage massif des arbres, principalement des chênes et des châtaigniers. Cet abattage a pris des dimensions qui dépassent largement le cadre de “l’assainissement” et de la “régénération” de la forêt auquel nous fait croire l’ONF. Au bord de la faillite,  ce dernier massacre la forêt à la vue de tout le monde en se cachant derrière le mot administratif “gestion”, laissant après celle-ci des endroits que l’on peut difficilement continuer à appeler “ forêt”.  Ce n’est pas parce que l’on donne à la destruction le nom de “gestion” que les arbres repoussent… La forêt de Fausses-Reposes, remplie auparavant de chênes magnifiques se transforme à une vitesse déconcertante en une étendue de buissons agrémentés de souches. De plus en plus nombreux sont les parcelles où il n’y a plus aucun arbre. Inutile de préciser qu’aucune replantation n’est réalisée sur ces périmètres.   Le 21 février dernier, 49 chênes ont été de nouveau abattus sur la surface de 351 m2, c’est-à-dire 1 arbre tous les 7m2 . Il n’y a plus aucun chêne sur une bonne partie du terrain entre la Route de Jardy et l’allée Cavalière de la Sablonnière à Ville d’Avray (parcelle 112 selon l’ONF). Sont coupés non seulement de vieux arbres (150-200 ans) qui représentent soit disant « un danger” d’après l’ONF, mais aussi des arbres d’une cinquantaine d’années, en pleine santé, pleins de force de vie.  » (Témoignage d’un usager de la forêt)

Que dit l’ONF ? Voici la réponse :
« … nous vous informons que la coupe parcelle 112 est terminée. Il s’agissait d’une coupe de régénération appelée coupe définitive sur une partie de la parcelle qui est composée principalement de chênes. Cette opération sylvicole consistait à couper tous les derniers chênes arrivés à maturité afin de permettre à une nouvelle génération d’arbres de se développer. Toutefois, si la régénération naturelle est impossible (arbres trop vieux), une régénération artificielle (plantation réalisée par la main de l’homme) sera mise en œuvre. L’ONF a annoncé le changement de gestion pour les forêts périurbaines, avec le passage à une sylviculture en futaie irrégulière. Ce mode de gestion qui consiste à couper progressivement les arbres, permet de maintenir le paysage forestier lors des coupes. Il subsiste quelques exceptions à cette gestion, notamment lorsque la coupe a fait l’objet d’un contrat de vente avec un engagement financier, l’exploitation est menée à son terme. C’est le cas de cette parcelle. »

Pour aller plus loin, deux articles de journaux :
https://www.la-croix.com/Economie/France/LOffice-national-forets-bord-limplosion-2019-01-23-1200997386
http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/grand-paris-les-coupes-rases-en-foret-c-est-presque-fini-04-03-2019-8024727.php#xtor=AD-1481423553

Il est maintenant certain que la forêt de Fausses-Reposes comme les autres forêts urbaines et périurbaines ne peuvent pas être considérées comme des forêts d’exploitation ; elles ont d’autres rôles, tout aussi gratifiants et importants comme – entre autres – l’accueil d’un public stressé par la vie moderne qui y cherche repos et réconfort.
Ne nous plaignons pas que les usagers actuels de la forêt souhaitent respecter les arbres ; tous nous avons pris conscience des égards que nous devons à tout être vivant : végétal, animal et humain.

Publié dans On en parle dans la presse, Publication

Pollution : le rapport du WWF mars 2019

Pollution plastique : à qui la faute ?

D’ici 2030, la production mondiale de déchets plastiques pourrait augmenter de 41 % et la quantité accumulée dans l’océan pourrait doubler. En cause, notre système de production, d’utilisation et d’élimination du plastique, système défaillant dans lequel aucun acteur n’est tenu pour responsable. Dans son dernier rapport « Pollution plastique, à qui la faute ? », le WWF tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme et formule des propositions pour sortir de cette crise mondiale.

Une pollution plastique incontrôlable

D’ici 2030, la pollution plastique de nos océans pourrait doubler, menaçant la vie marine et notre propre santé.

Plus de 310 millions de tonnes de déchets plastiques ont été générées en 2016, dont un tiers se sont retrouvées dans la nature. Le constat est accablant et les conséquences dramatiques pour l’environnement, la santé humaine et l’économie. L’impact sur la biodiversité est particulièrement frappant : à ce jour, plus de 270 espèces ont été victimes d’enchevêtrement et plus de 240 ont ingéré du plastique.

Si rien n’est fait, la production mondiale de déchets plastiques pourrait augmenter de 41 % d’ici 2030 et la quantité accumulée dans l’océan pourrait doubler d’ici 2030 et atteindre 300 millions de tonnes. Les émissions de CO2 résultant du cycle de vie du plastique devraient augmenter de 50% tandis que celles issues de l’incinération de plastiques devraient tripler d’ici 2030.

À qui la faute ?

21%, c’est la proportion de déchets plastiques qui sont recyclés en France.

En cause, un système défaillant, où le coût de la pollution plastique n’est pas supporté par les acteurs qui tirent profit de sa production et de son utilisation. Ainsi, il est moins coûteux de rejeter les déchets dans la nature que de gérer leur fin de vie. Cette absence de responsabilité a conduit à la situation actuelle de production insoutenable et de pollution croissante. 

Les pays à revenu élevé ont une part de responsabilité considérable dans cette crise mondiale : ils produisent 10 fois plus de déchets par personne que les pays à faible revenu et exportent entre 10 et 25 % de ces déchets. La France fait partie des plus gros consommateurs de matières plastiques et est l’un des pires élèves européens en matière de recyclage du plastique (seulement 21%).

Ensemble, sauvons la nature de la pollution plastique

Zéro plastique en 2030 : un scénario possible

Heureusement, un autre horizon est possible : celui d’une nature sans plastiques. L’étude détaille le chemin à suivre pour mettre fin à la pollution plastique dans la nature en 2030. Cela passe notamment par :

  • la réduction de 28 % de la production de plastique par rapport à 2016,
  • l’élimination progressive du plastique à usage unique,
  • la collecte de 100 % de nos déchets et le recyclage de 60 % des déchets collectés. 

Pour y parvenir, des solutions existent déjà et doivent être renforcées telles que l’interdiction du plastique à usage unique problématique, le soutien au réemploi, l’élimination des additifs toxiques qui freinent le recyclage ou encore la recherche d’alternatives durables. 

Consulter le rapport : https://www.wwf.fr/sites/default/files/doc-2019-03/20190305_Rapport_Pollution-plastique_a_qui_la_faute_WWF.pdf