Publié dans Compte-rendu

A propos de… Les travaux aux étangs de Ville d’Avray

Réunion organisée par le C.M.N. (Centre des Monuments Nationaux), avec deux personnes du CMN dont Mr Arnaud Vuille administrateur du domaine de Saint-Cloud et qui gère les étangs de VdA, plusieurs personnes de la mairie de Ville d’Avray dont Mr Philippe Hertzberg, maire adjoint délégué à la transition énergétique et écologique et au patrimoine arboré, un écologue Mr Wagner, la représentante du député Jacques Maire, des représentant(e)s des associations concernées par le sujet (dont EFR) et une représentante de l’entreprise chargée des travaux.

C’est la deuxième réunion de ce type, la première a eu lieu en mairie de VdA en février 2020 (voir CR précédent).

Quelques rappels ont été faits par Mr Vuille :
– En 2015, la deuxième digue, c’est à dire celle au bout de l’étang neuf est classée en « barrage »
– L’étude de dangers a alors montré des désordres structurels
– En cas de rupture, 20 000 personnes sont impactées sur Ville d’Avray et Sèvres.

D’autre part, la végétation abime les barrages, en particulier les racines des arbres et normalement il n’y a jamais de végétation sur ce type d’ouvrages. Des déracinements avec arrachage de digue peuvent aussi se produire en cas de fortes intempéries
Les étangs sont alimentés de façon intermittente par un ru (celui qui arrive dans le vieil étang) qui regroupe les eaux de drainage du bassin versant ; si on peut considérer qu’il y a carence d’alimentation en eau en particulier à cause des constructions de la rue de Versailles, il y a aussi d’autres arrivées d’eau qui viennent compliquer les choses. En cas de fortes pluies, le niveau monte très vite dans le vieil étang.

Les conservateurs du CMN nous assurent de leur effroi lorsqu’ils ont appris qu’il faudrait abattre la totalité des arbres pour mener à bien les travaux de réfection et de consolidation des digues ; ils ont demandé une contre-expertise (qui a donné les mêmes résultats) et ont cherché à en conserver un maximum.

Des problèmes de courriers émis par le CMN et qui ne seraient pas arrivés, des querelles d’égo plutôt ennuyeuses et chronophages ont malheureusement gêné le déroulement de cette réunion par ailleurs très intéressante.

L’écologue a fait un petit exposé passionnant, nous relatant le suivi écologique du lieu : les risques de pollution du chantier, le suivi du curage et la pêche de sauvegarde, l’attention prêtée aux arbres à cavités pour la préservation des chauve-souris, la consolidation des berges ; une nouvelle roselière est prévue dans l’étang neuf.

Enfin, au niveau de la digue entre l’étang neuf et le déversoir, il faudra abattre 7 arbres – malheureusement – des tilleuls en particulier et quelques érables et un épicéa en contrebas.
Un écran végétal sera recréé et des négociations sont en cours avec Gécina pour supprimer quelques places de parking de la résidence de La Ronce et y planter de nouveaux arbres (tilleuls d’au moins 3 m de haut).
A priori la nouvelle digue sera en béton désactivé (beige clair) et le déversoir sera bien intégré dans le paysage (rocaille). Les passerelles, construites pour la sécurité des promeneurs, seront reprises des passerelles actuelles.

Publié dans Actions, Lauriers envahissants

Bilan des chantiers lauriers envahissants fin 2019 – hiver et printemps 2020

Malgré l’arrêt des arrachages et des coupes dû aux mesures sanitaires (Covid 19) de mars à juin 2020, nous avons encore lutté ces derniers mois contre ces intrus dangereux pour la forêt que sont les lauriers du Caucase ou lauriers cerise ou encore lauriers palme : Prunus laurocerasus.

Pour celles et ceux qui ne seraient pas convaincus de l’urgence de cette action, il faut savoir que ces arbustes contiennent des substances cyanogènes (capables de libérer du cyanure) qui seraient libérées par les racines et « empoisonneraient » le sol ; on peut facilement observer que plus rien d’autre ne pousse là où les lauriers cerise s’installent et que l’envahissement est rapide.

Nous avons continué d’apprendre sur les méthodes de lutte : notre expérience nous permet maintenant de dire que le plus efficace et le plus rapide est, mis à part l’arrachage des plus jeunes, de couper les troncs le plus à ras possible du sol et même dans le sol, puis de recouvrir cette souche d’un monticule de terre, ainsi que des feuilles et des branchages coupés. L’utilisation d’une tronçonneuse-élagueuse est tout à fait concluante, l’équipe avance plus rapidement…
Il semble que dans ces conditions -enterrement de la souche – il n’y ait pas de reprise…
D’autre part, le problème des déchets de coupes si difficile à traiter, disparaît, ce qui est très appréciable.

Les chantiers reprendront normalement au mois de septembre 2020, les dates seront précisées ultérieurement sur ce site ; ce sera certainement deux dimanches par mois et tous les jeudis après-midi.

Un immense merci à toutes celles et tous ceux qui font avancer, d’une façon ou d’une autre, cette lutte pour sauver la forêt de ces envahissants qui détruisent sa biodiversité.

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Sur la piste animale de Baptiste Morizot

Philosophe et pisteur d’animaux sauvages, la carte d’identité de Baptiste Morizot est plutôt originale !
Il a su lier ses deux passions : philosopher c’est à dire raisonner, argumenter pour répondre aux problèmes posés par l’existence, et pister, » voir l’invisible » en suivant les traces des vivants non humains  » Pister, ici, c’est décrypter et interpréter traces et empreintes, pour reconstituer des perspectives animales : enquêter sur ce monde d’indices qui révèlent les habitudes de la faune, sa manière d’habiter parmi nous, entrelacée aux autres. » (p 21)
Une des questions les plus importantes auxquelles l’auteur tente ici de répondre est :comment faire monde commun avec eux ?
Quelle jolie et intéressante formule !
Et ce qu’il nous livre de ses réflexions est fascinant ; le langage utilisé déjà interroge souvent le lecteur, comme « s’enforester » par exemple, B. Morizot est toujours très précis dans le choix des mots qu’il emploie. La description des heures d’affût ou de promenades qui permettent de se mêler à la nature, le fait de scruter tout près ou bien très loin qui nous fait devenir « animal » sont exposés d’une manière qui nous amène, nous les lecteurs, à réfléchir différemment de d’habitude…

Tout au long du récit, nous pénétrons dans les souvenirs et les expériences du narrateur : les rencontres avec le loup, Canis lupus, sur le plateau de Canjuers (Var), les ours dans les forêts du parc de Yellowstone, et la panthère des neiges au Kirghizistan.
Pister ne permet pas toujours de voir l’animal suivi, est-ce si ennuyeux ?  » C’est le jour du départ. La panthère de chair est restée invisible sur les crêtes. Mais nous l’avons sous la peau désormais,… Et puis à force de la chercher depuis l’intérieur de son point de vue sur le monde, nous avons fini par la connaître… » (p 111)

Entremêlant récit de pistage et réflexion philosophique, l’auteur met l’accent sur la peur qui peut surgir à tout moment – quelle leçon en tirer ? -, n’oublie pas de citer le sens de signes amérindiens, décortique le lien entre mobilité et intelligence et bien d’autres notions absolument passionnantes comme celle de savoir comment et pourquoi l’homme s’est extrait du monde vivant et s’est placé en position dominante… Alors évidemment mythes fondateurs et religions sont évoqués, nous ne sommes pas, nous les humains, de la « biomasse »…

Baptiste Morizot a un réel don d’écrivain, il sait recréér le monde perçu  » Un seul ours invisible transforme toute une chaîne de montagnes, il la recouvre d’un autre éclat. Il donne du relief à chaque buisson, qui a désormais un derrière caché. il creuse une autre profondeur dans les taillis, qui retrouvent leur dimension d’habitats. Il empêche que la nature ne devienne l’arrière-plan d’un selfie… » (p 71)
Il a écrit un livre magnifique et captivant, qui donne une toute autre dimension à notre lien au vivant et nous permet de prendre du recul sur notre rapport à l’ensemble de la nature ; mais surtout il nous met « à la place de » l’animal sauvage, nous fait comprendre son comportement, nous aide à savoir plus et mieux.
 » Le pistage revient à emprunter de temps en temps,…le corps d’un autre animal qui est une perspective configurant le monde autour. » (p 134) 

Publié dans l'ONF nous informe

Informations de l’ONF

L’Office National des Forêts, gestionnaire de la forêt domaniale de Fausses-Reposes informe les usagers et promeneurs qu’il sécurise le Parc forestier de la Porte Verte (parcelle 80a) et le Parc forestier de Picardie (parcelles 115d et 115e).

Les coupes d’arbres considérés comme dépérissants et dangereux auront lieu entre le 20 juillet et le 15 août, l’ONF précise qu’il s’agit d’une période où il y a moins de promeneurs et où la nidification est terminée.

Documents ci-dessous :

Publié dans Actions, Lauriers envahissants

Chantier lauriers dimanche 5 juillet 2020

RdV au croisement des rues de La Brise et de La Martinière à Chaville (Rive Droite)
Chantier de 10h à 12h ; normalement, nous pourrons essayer une tronçonneuse de location…
Pour celles et ceux qui n’ont encore jamais participé à un chantier, venir avec de bonnes chaussures et éventuellement un vêtement de pluie et des gants type jardinage. (et un masque)
L’association prête des gants et tous les outils nécessaires.

Publié dans Actions, Lauriers envahissants

Chantier / lauriers du 7 juin 2020

Nous nous sommes retrouvés dimanche matin 7 juin de 10h à midi après plusieurs mois d’inactivité en forêt de Fausses-Reposes, parcelle 133 sur le territoire de Chaville.
Les observations que nous avons pu y faire ont donc correspondu à ce qu’il s’est passé au niveau des sols et des végétaux pendant ce temps-là.

  1. Beaucoup de petits rejets à partir du sol :

2. Beaucoup de reprises sur des troncs

Ces observations, qui auraient pu être « décourageantes » ne le sont pas ; en effet d’après les bénévoles :

  • Il y avait tellement de lauriers que de toute façon c’est beaucoup mieux… Là où il y avait une forêt de lauriers, il n’y a que des petites repousses…
  • Ces petites repousses ou petits rejets sont très faciles à retirer, ce qui n’est pas le cas des arbustes d’origine.
  • Nous avons mieux cerné les difficultés : il faut absolument enterrer (pour absence de lumière) ce qui reste du Prunus laurocerasus quand on l’a coupé, ensevelir les souches. Il faut mettre ensuite une bonne couche de terre dessus et un tas de feuilles.
    Jocelyne et Florence ont donc établi une nouvelle technique : elles font des « tombeaux » ! 😂

La meilleure nouvelle de la matinée, fut l’observation de nurseries de tout petits chênes : maintenant que les lauriers ont été enlevés, ils ont un peu plus de place et de lumière pour pousser ! Youpi ! 💚

Publié dans Actions, Lauriers envahissants, Opérations "Forêt propre"

EFR reprend ses activités

L’ONF ayant donné son accord, l’association EFR peut reprendre – avec quelques précautions – les chantiers nature d’arrachage de lauriers envahissants ; prochain RdV à l’entrée de la forêt de Fausses-Reposes située au croisement des rues de La Brise et de La Martinière à Chaville, le dimanche 7 juin de 10h à 12h.
( Venez avec votre masque et des gants si vous en avez ; l’association prêtera des gants à ceux qui n’en ont pas et fournira du gel hydroalcoolique)

D’autre part, des masques et/ou des gants sont laissés par terre en forêt entraînant à la fois risque sanitaire et pollution ; individuellement, nous pourrons ramasser ces déchets et les mettre dans des sacs poubelle, l’association demandera à GPSO de passer les prendre.
Celles et ceux qui veulent participer à ce nettoyage qui aura lieu le dimanche 14 juin de 10h à 12h doivent venir masqués et gantés ; l’association peut prêter des gants et fournir du gel hydroalcoolique.
RdV dimanche 14 juin à 10h à l’entrée de la forêt située en haut de la rue Carnot à Chaville Rive Droite (au-dessus de la gare).

Merci de vous mobilisez pour ces causes importantes.

Publié dans EFR s'exprime, l'ONF nous informe, recommandations

Printemps 2020, printemps exceptionnel ! Usagers de la forêt, faisons très attention à la faune !

La dernière lettre d’information de l’ONF (lundi 11 mai 2020) nous incite à être encore plus attentifs que d’habitude à notre environnement, en particulier à la faune sauvage dont c’est la période de reproduction.

Quelques extraits de cette infolettre :

Un printemps exceptionnellement calme…  mais…
 A l’issue du confinement, la faune sauvage sera plus sensible au dérangement surtout en cette période particulière pour elle. En effet, le printemps rime avec la naissance des mammifères et la nidification des oiseaux. Avec le retour du public, l’effet de surprise pourrait remettre en cause la survie de leurs petits…Ensemble soyons vigilant pour préserver le milieu forestier et ses habitants.
Les chiens peuvent perturber et mettre en danger les espèces sauvages Confinement oblige, cette année est très particulière : la faune va devoir réapprendre des réflexes de protection liés au retour de la présence humaine. Les chiens peuvent représenter un danger particulier car l’instinct de ces animaux peut porter atteinte à la biodiversité qui nous entoure. Ensemble, restons vigilants à la préservation des espèces (mammifères, oiseaux, reptiles, etc.) :Gardons nos animaux de compagnie à proximité (moins de 100 m) de nous et sous notre contrôle direct. Leur instinct animal peut les encourager à attaquer les animaux sauvages ;Du 15 avril au 30 juin, pendant la saison des naissances durant laquelle les animaux sont les plus vulnérables, il est obligatoire de tenir nos chiens en laisse.Au printemps, la divagation constitue une infraction spécifique prévue par un arrêté ministériel du 16 mars 1955, qui peut donner lieu à verbalisation.
Prudence lors de la traversée de la forêt en voiture Nous avons tous été charmé.e.s par ces images d’animaux sauvages qui se baladent aux bords des routes ou même dans les villes et villages, mais la faune va devoir réapprendre les dangers de la vie moderne… Surtout dans le contexte ultra péri-urbain des forêts francilliennes…
En temps normal, la vigilance est de mise lorsqu’on traverse une forêt en voiture, aujourd’hui il faudra redoubler d’attention pour éviter de percuter un cerf ou des chevreuils qui n’ont plus l’habitude du danger que représente la route pour leurs déplacements.Limiter sa vitesse, maintenir des distances de sécurité entre véhicules et surveiller les bas côtés des routes sont autant de mesures qui pourront éviter des accidents en forêt.
Adoptons les bons réflexes !
 
En forêt :
respectons la signalisation ;
restons sur les chemins ou sentiers balisés ;
remportons nos déchets ;
laissons le bois mort au sol ;
n’allumons ni feu, ni barbecue ;
ne campons pas en forêt ou sur les aires d’accueil;
modérons nos cueillettes de fleurs et champignons
partageons l’espace et respectons la quiétude des lieux;
gardons nos animaux de compagnie sous contrôle.
Avant d’y aller :
avant d’enfiler bottes, chaussures ou baskets, consultons la météo pour préparer notre sortie forestière ;
n’oublions pas d’emporter de l’eau, un petit en-cas et une carte de la forêt ;
portons des vêtements longs, couvrant les jambes et les bras pour prévenir les piqûres de tiques ;
n’oublions pas que le réseau téléphonique ne passe pas partout en forêt. 
 
Télécharger la charte du super promeneur !

Publié dans Webinaire (séminaire sur le web)

Forestier de l’ONF

Parce qu’il y a risque de privatisation de l’ONF, l’association Canopée a donné la parole à des professionnels : un webinaire passionnant sur les forestiers, le sens de leur métier, leur travail de gestion et le service public, les problèmes de la forêt, l’ONF, la rentabilité et la productivité, l’État et le projet de filialisation.

A RÉ-ÉCOUTER Facebook Live « Privatisation de l’ONF: qu’elles conséquences pour les forêts ? » avec:
👉Frédéric Bedel, Suzy Madelaine, Stéphanie Schandené et Loukas Bénard, représentants syndicaux de l’ONF
👉Olivier Mabille, collectif naturaliste de la forêt de la Croix-aux-bois et Didier Caron de SOS Forêt Haut de France.
👉Mathilde Panot députée LFI et membre de la commission enquête citoyenne « Forêt, bien commun »
Et n’oubliez pas de signer la pétition : www.canopee-asso.org/non-a-la-privatisation-de-lonf

Partie 1 (avant la coupure de réseau 🙄). La partie 2 (la plus intéréssante!) est ici: https://www.facebook.com/canopee.foretsvivantes/videos/2630363970566769/?__xts__[0]=68.ARDGJS7cGwBmZl8bSOVevtsu3qElCMEnYDBD_xeT-5Jusjcwn-kVl4rkZaJyFcgFjw9KXfUZH1eEzikBW_P_nDdz1En_FsxWtqP_YGBMG5G_jT_cvN70RNoPuoHy8dwzrmdtAEf2MWgJ9xCR4ks1sBroQGEPCQtOfOqyZmd3yg-2k5JD63F31KNbhj7_GQCz2oiBvS2eJ2KCsyX0Ll8zNd2RWlXjp6FNxTHwHCVJek8oQ_7dh2taxytlL17qwj_HrbVqoCuQ4pPuUJlwoc_H5TkNDui6rDS8Q7AsPumOYaNgGeQMvdhYnM1rVvG7PdSKS_RnfAkFvMXJRCIcKxxJXs7BOc2hcjfgmyfo9Q&__tn__=-R