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Publié dans Actions, Opérations "Forêt propre"

Nettoyons la Nature à Marnes-la-Coquette

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L’association EFR s’associe à la Mairie de Marnes-la-Coquette pour effectuer une action éco-citoyenne : nettoyer une partie de la forêt de Fausses-Reposes.
Il faudra – avec des gants – ramasser les canettes, bouteilles plastiques et papiers laissés par des usagers indélicats de la forêt. Beaucoup de ces bouteilles ou canettes sont des pièges pour de nombreux petits animaux qui s’y noient ou n’en sortent plus ; les différents objets abandonnés sur place peuvent aussi abimer le sol et la végétation, sans compter l’aspect de dégradation de la forêt à la vue de ces déchets.

Notre forêt est très belle, protégeons-la !

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Publié dans On en parle dans la presse

Rapport Planète Vivante 2018

Tout ce qui fonde la société humaine vient de la Nature ; alors entendrons-nous les voix des scientifiques, qui s’élèvent de plus en plus nombreuses, pour alerter et essayer de sauver notre Planète ?

Le rapport « Planète Vivante » 2018, réalisé par le WWF (Fond mondial pour la Nature) et ZSL (Société Zoologique de Londres), nous apprend que nous vivons – entre autres – une accélération de la disparition des animaux sauvages.

Dans la synthèse du rapport (https://www.wwf.fr/sites/default/files/doc-2018-10/20181030_Rapport_Planete_Vivante_2018_synthese.pdf?utm_campaign=header&utm_medium=website&utm_source=click%20onpage) qu’il vaut mieux lire en entier bien sûr, il apparaît quelques points fondamentaux qu’il est bon de faire ressortir :

  • La Nature n’est pas qu’un simple décor !

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  • La « Grande Accélération » c’est la prise de conscience que c’est la première fois qu’une seule espèce, Homo sapiens, a un impact aussi important sur la Terre ; nous sommes entrés dans une nouvelle ère : l’Anthropocène.
  • Il se produit en ce moment un déclin vertigineux des populations d’espèces sauvages : l’indice « Planète Vivante » nous dit  moins 60% en 40 ans !

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  • Dans les années qui viennent, notre société humaine devra être neutre en Carbone.
    Pour que nous puissions continuer de bénéficier de tout ce que la Nature nous donne, il faut inverser la tendance.
    Nous devons comprendre de façon détaillée notre empreinte écologique (mesure de notre consommation en ressources naturelles) : elle a augmenté de 190% en 50 ans, à cause de nos modes de vie et de consommation, de l’utilisation des ressources naturelles et de l’émission de CO2.
    D’après l’IPBES (Plateforme Intergouvernementale sur la Biodiversité et les Services Ecosystémiques) seul 1/4 des terres de la Planète n’est pas affecté par les activités humaines…Capture d’écran 2018-10-31 à 12.50.02.png

 

 

Nos programmes de conservation ne visent pas uniquement
à assurer l’avenir des tigres, des pandas, des baleines et de toute
la diversité de la vie que nous aimons et chérissons sur Terre.
Cela va plus loin. Il ne peut y avoir d’avenir sain, heureux et prospère
pour les habitants d’une planète au climat déstabilisé, aux rivières
asséchées, aux terres dégradées et aux forêts décimées. Il ne peut
y avoir de vie sur une planète totalement dépourvue de biodiversité,
la toile du vivant dont chacun de nous dépend.
Publié dans Brèves

Des bruits de tronçonneuse en parcelle 131 (23 oct 2018)

L’entreprise Kastrati ayant semble-t’il cessé ses activités sur cette parcelle 131 de la forêt de Fausses-Reposes, elle est remplacée par l’entreprise Bardhi ; les bruits de tronçonneuse entendus ce matin mardi 23 octobre 2018, correspondent à la découpe en plus petits morceaux des bûches laissées en place par les ouvriers forestiers précédents.

A l’aide de leur tracteur, les 2 ouvriers présents vont monter le bois jusqu’au carrefour et l’y entreposer jusqu’à sa vente comme bois de chauffage.

Il n’y a aucune coupe d’arbre prévue, juste la vente de ce qui a été coupé en 2017.

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Publié dans critique

Penser comme un arbre de Jacques Tassin

51WQFqJW4CL._AC_US436_QL65_En exergue, pour bien commencer son récit, Jacques Tassin cite Antoine de Saint-Exupéry :  » Planté dans la terre par ses racines, planté dans les astres par ses branchages, il est le chemin de l’échange entre les étoiles et nous. »

Voilà un livre profondément satisfaisant ! Il vous laisse dans une aussi bonne forme que si vous veniez de prendre « un bain de forêt » !

L’auteur, spécialiste des liens entre les Hommes et les Plantes, rappelle la très longue histoire (65 millions d’années) des primates que nous avons été, vivant dans les arbres et faisant leurs premiers pas sur des branches :  » Evoluer dans les arbres laisse des traces ». Et « Ce qui vaut pour le corps vaut aussi pour l’esprit. Nous avons été intimement forgés par cette longue fréquentation des arbres. » (p 17)
Grâce à plusieurs exemples bien choisis, nous re-découvrons tous les effets bénéfiques des arbres sur l’Environnement (production d’oxygène, fixation du carbone atmosphérique…) ainsi que sur notre santé : par exemple la comparaison des durées de séjours postopératoires de patients qui voyaient soit des arbres par leur fenêtre soit un mur, indique que la contemplation des arbres permet de se remettre plus rapidement avec une consommation moindre d’antalgiques… Pendant les shinrin-yoku (bains de forêt japonais) tous les paramètres mesurés montrent un effet relaxant, une atténuation du stress et une stimulation de l’immunité par activation des lymphocytes.

Avec brio et une grande sincérité, l’auteur fait le tour de la question ARBRE : leur omniprésence en spiritualité, leur « art du vivre ensemble », leur capacité de composer avec l’adversité, leur sensibilité :  » Les arbres ont une manière désindividuée de percevoir le monde que nous ne pouvons même pas nous représenter ». (p 51)

Toujours en train de croître, jamais vraiment terminé, l’arbre ne fonctionne pas comme un humain et J. Tassin se moque un peu de ceux qui surinterprètent des communications de matière et d’informations ; laissons aux plantes la possibilité d’être elles-mêmes, merveilleuses sans nous ressembler pour autant !
Arborescences de la pensée, des bronches et bronchioles du système respiratoire, d’un réseau hydrographique de la montagne à la mer, l’arbre « est l’une des images fondamentales de notre monde sensible ».
Arbre généalogique, arbre de l’Origine des espèces de Charles Darwin, symbole de la connaissance depuis des temps immémoriaux et plus récemment du développement durable, l’arbre «  représente une merveilleuse figure vivante susceptible d’inspirer notre propre existence ».

Et, ce qui ne gâche rien, c’est bien écrit ! Visiblement très cultivé, Jaques Tassin a un don littéraire indéniable, un vocabulaire évocateur et des formules heureuses. (par ex. Les arbres moissonnent les nuages ».)

Un très bon bouquin vous dis-je !

Extrait p 104 :  » L’arbre occupe à cet égard une position proéminente. Elaborant par lui-même la matière organique qui le constitue, entièrement biodégradable, indéfiniment renouvelable, autonome au plan énergétique, fixateur de carbone et producteur d’oxygène, épurant l’atmosphère et l’eau, adoucissant les excès climatiques et leurs manifestations, souple et résilient, sobre et consommant peu au regard de ce qu’il produit, durable sous toutes ses coutures, l’arbre présente une source d’inspiration considérable. Il propose aux sociétés humaines une manière d’être. »

Publié dans Actions, Lauriers envahissants

Eradication des lauriers envahissants : deuxième étape.

Rappel : En juin 2018, Mr M. Béal, directeur de l’agence ONF de Versailles, a donné l’autorisation à l’association EFR en lien avec l’ONF et l’association ESPACES (insertion par les métiers de l’environnement), de tester l’éradication de lauriers envahissants sur une parcelle particulièrement touchée de la forêt de Fausses-Reposes, la parcelle 56, située sur la commune de Ville d’Avray, en face de la résidence « Le Monastère ».

Cette deuxième étape a consisté à réunir sur le terrain le vendredi 5 octobre 2018, les différents acteurs du projet :
– Claire SEVIN, ONF
– Pierrick COCHARD, ESPACES
– Christine AUDOUZE, Marc GIRONDOT, Claire SILVAIN et Allan Wisniewski de EFR.

Nous avons pu nous rendre compte sur place de la prolifération des Prunus laurocerasus

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et commencer de voir précisément comment faire :

  • Outils : pour le moment, EFR n’en achète pas ; l’ONF, ESPACES le week-end, et peut-être GPSO (pas encore consultés) pourraient nous en prêter. Nous attendons le retour sur ce sujet de l’ONF et de l’association ESPACES, qui pourrait venir éventuellement travailler avec des chevaux.
  • Méthodes :
    1. Avant de s’attaquer aux lauriers, il est important de faire une cartographie-dénombrement de la parcelle 56 : C’est Marc, écologue, qui met ce travail en oeuvre, il nous précisera la méthode exacte choisie ; l’idée est de faire une cartographie des densités de lauriers et donc d’être une dizaine de bénévoles qui avancent de front et comptent devant eux et sur un côté les lauriers. Résultats qui seront transformés en carte par un logiciel.
    Nous partirons ensuite de la zone la moins dense et travaillerons à retirer les arbustes en allant vers là où il y en a le plus.

    Cette partie du travail aura lieu le 10 novembre 2018, de 10h à 12h ; le rendez-vous est fixé à l’entrée de la forêt située en haut de l’avenue Halphen (Ville d’Avray), sur la droite (tout au début de la Route Thierry).

    2. Le système racinaire est ici tel que le déterrage s’impose avec retrait de toutes les racines :

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    C’est à ce moment-là que nous aurons besoin de pioches et de bêches, et … de bras !

    3. Dans un premier temps, le stockage des arbustes arrachés se fera sur un paillis de branchages que nous fabriquerons.
    Il ne faudra pas mettre ces restes en déchetterie, il faut qu’ils soient brûlés.

  • Sensibilisation des riverains de la parcelle 56 :

    Des documents expliquant ce que sont ces lauriers et comment les tailler si on a une haie chez soi permettront aux voisins de comprendre les enjeux : si les lauriers fleurissent et que les fleurs se transforment en fruits, ceux-ci risquent d’être consommés par les oiseaux et les graines portées en forêt. Il faut donc couper les fleurs au printemps.
    Il est prévu et accepté par un certain nombre de maires (Chaville, Ville d’Avray, Marnes-la-Coquette) que ces documents soient ensuite diffusés dans les communes intéressées,